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La commune de Villejésus quoique très ancienne était autrefois une annexe de la paroisse de Fouqueure; on n'a pas de certitude sur l'origine de son nom. Elle était limitée au cours d'eau du Gué de la Prairie, et cette prairie était dépendante de la paroisse de Lanville-Marcillac.
Il y avait au sud de l'église un monastère de Templiers qui fut détruit sous Philippe le Bel en 1312, qui occupait le local appelé « la Commandrie ». La terre appelée « le champ Marceau » était leur jardin ; il y avait un réservoir avant d'arriver au « pré clos », tous les prés de la prairie le long du cours d'eau depuis le « moulin de la Commandrie » jusque vis-à-vis le « pré Baugé » leur appartenaient, ainsi que ceux appelés « pré clos ».
Les templiers desservaient la paroisse et étaient les seigneurs de toute la partie du bourg et village de Cholet situés entre les « quatre croix ». La première était placée près du moulin de Basleville et en deçà ;la deuxième au bout de la rue Haute, laissant en dehors toutes les maisons situées à gauche en allant de Basleville au Pontraud ; la troisième appelée « Duperet » au pied du plantier de ce nom, entre le chemin qui conduit aux « Échalons » et celui de la Terne, la quatrième et dernière appelée « de Cholet » était placée au-dessus du village à la droite de l'entrée du chemin de Trotte-Chien ; la première s'appelait de Basleville et la dernière du Treuil. Les templiers avaient justice seigneuriale, four et moulin banaux ; ce sont eux qui avaient concédé aux habitants d'entre les quatre croix qui limitaient leur juridiction et leur banalité, le droit de prendre dans le bois de l'hôpital, aujourd'hui appelé des « Hôpitaux », tout le bois nécessaire à leurs affouages et même pour bâtir.
Après leur destruction, la propriété fut abandonnée aux chevaliers de Malte, et ce fut un chevalier de cet ordre, sous le nom de commandeur, qui devint seigneur de la partie de la paroisse limitée par les dites quatre croix. Un de ces commandeurs voyant que la population augmentait progressivement et absorbait tout le bois des coupes des Hôpitaux, il abandonna par transaction aux dits habitants en propriété la moitié des dits bois, à la charge de renoncer à tous droits de servitude sur l'autre moitié ; ce qui eut lieu, et l'acte est dans le dossier des titres du dit bois, qui mentionne aussi la foi et hommage que les habitants étaient obligés de rendre le premier de l'an au dit seigneur commandeur, et digne des temps de barbarie, en sorte que par autre acte cela fut modifié et la foi et hommage convertis en une paire de gants blancs, et, jusqu'à la Révolution de 1789, les coupes de bois étaient vendues au parquet de la justice et le prix de vente partagé entre les fermiers du commandeur et les habitants et versé entre les mains de leur trésorier ; à la Révolution, l'administration de l'enregistrement a voulu s'emparer de ces bois ; la commune a été obligée de procéder ; toutes les pièces de procédure sont dans le dossier mentionné ci-dessus, et l'affaire a été terminée par le décret du 19 octobre 1808.

Catégorie : La commune - Histoire
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