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Bien avant la proclamation de l’enseignement primaire gratuit, laïque, et obligatoire en 1881 et 1882, il existait dans nos bourgs et villages des écoles tenues par des instituteurs appelés tantôt instructeurs, précepteurs de jeunesse, maîtres-ès-ars, professeurs aux Lettres Humaines.

Les Archives Départementales de la Charente conservent un acte notarié, en date du 16 février 1705, faisant état d’un contrat passé entre François LEGRAND Maître-ès-ars et les habitants de Villejésus.

A cette époque les revenus du bois de “L’Hospital” (actuellement bois des Hôpitaux) permettaient de payer le salaire de l’instituteur !

Aujourdhuy seiziesme du mois de fevrier mil sept cent cinq, nous, notaire de la principauté de Marcillac, sous­signés, ce requérant Me François Estachon, sieur de la Chandellerie, procureur fiscal et saindic perpétuel de la paroisse de Villejésus, nous sommes transportés au-de­vant de la porte de l’église du dit lieu, ou estant, par­lant aux personnes de Me Pierre Goyaud, sieur des Brandonnières, juge assesseur de la Commanderie du dit Villejésus, Me Jacques Debourdeau, juge ordinaire de la seigneurie de Verdille, Me Charles Debourdeau, sieur des Essard, juge seneschal de la principauté de Marcillac, Jacques Debourdeau, sieur de la Brande, Jean Robin, sieur de la Mesnarderie, Jean Robin, sieur du Bouchaud, Louis Mellereau, sieur de la Touche, Samuel Briand, sieur de Monplaisir, Charles Goyaud, marchand, Charles Cherpantier, sieur de la Faye, Charles Laidet, sieur de la Garde, Jean Estachon, sieur de Maucroix (?), Jean Belin, sieur du Ruau, François Robin, sieur du Coudreaud, Jean et Gabriel Lomosnes, frères, Jean Laidet, François Robin, Deglénée, Pierre Chardon, Jacques Robin, Louis Réveillaud, François Combaud, Charles Constantin et Louis Baptiste, tous habitants du dit Villejésus capitulairement assemblés au son de la cloche, à la manière accoutumée, pour délibérer de leurs affaires communes, le dit sieur Esta­chon leur a dit, que bien que la dite parroisse soit assez considérable et qu’il y ayt un nombre d’enfans auy ayent besoin d’instruction, et que pour cela il fust né­cessaire d’un précepteur capable quy y fit une rési­dence actuelle afin d’y vacquer assiduement, cepen­dant comme le produit quy en provient à raison de cinq sols par mois pour chacun de ceux quy ne commencent qu’à lire, huits sols pour ceux quy lizent et escriuent, et dix sols pour ceux à quy il faut outtre cela aprendre larithmétique, n’équipolle pas à la peyne qu’il faut prendre et n’est suffisant pour lentretien honneste d’une personne quy doit auoir ces qualités, depuis quelques années ils en ont esté privés, et le dit sieur Estachon, voulant autant qu’il le pourra donner des marques des bonnes intentions qu’il a pour la parroisse il a proposé aux dits habitants de délibérer conjointe­ment auec luy sur ce quils doivent faire à ce sujet. Sur quoy ayant tous réfléchy, dune commune et unanime voix délibératifue, ils ont dit que dautant quil revient annuellement aux dits habitants quy demeurent dans lestendue des quatre croix du dit Villejésus, la somme de cent soixante liures a cause des bois appelés de L’Hospital, ils sont davis que sil se présente un homme de la qualité dont ila esté cy dessus fait mention, et quy soit jugé tel par les dits saindic et habitants, quy veuille bien sengager de faire une résidence actuelle au dit bourgs de Villejésus et sapliquer soigneusement à ins­truire les enfans des habitants du dit lieu (...) et sen acquiter bien fidellement, que outre et sans dimi­nution des droits quy luy seront payés sur le pied quy a esté cy-dessu fait mention, qu’il lui soit encore donné annuellement de quartier en quartier et par aduance sur les revenus des bois de L’Hospital, par le dit sieur Es­tachon saindic perpétuel, la somme de cinquante liures.(...)

Et de de plus, veulent que le dit précepteur ne puisse estre taxé en la dite parroisse pendant le temps quil y fera sa demeure, aux rooles des tailles qu’à cinq sols par chacun an, sans pouvoir estre augmenté (...)

Et François Legrand, maître ès ars, demeurant de pre- zant en la ville de La Rochefoucauld, ayant comparu en personne et accepté les offres cy dessus et en consé­quence promis de commencer à venir faire sa demeure en ce dit lieu de Villejésus dans un mois prochain, et de donner linstruction aux enfans des dits habitants pendant tout le temps quil y fera sa résidence de la manière cy dessus prescrite ; et après quil a fait as- savoir de la permission a luy accordée par Monsei­gneur Lillustrissime et Révérendissime Evesque dAngoulesme denseigner dans lestendue de son diocèze et des certificats de ce quil fait profession de la religion catholique apostolique et romaine, les dits saindic et habitans lont volontairement aprouvé, receu et agréé pour demeurer au dit Villejésus en qualité de précep­teur et en conséquence promettent dexécuter les offres et conditions aux quelles ils se sont cy dessus enga­gés^...)

Fait et passé au dit Villejésus les jour et an sus dits, et ont tous signé.

(Archives départementales de la Charente, série E, Fonts des notaires et tabellions, minutes de J. Goyaud, notaire à Marcillac, liasse de 1705)

Bibliographie : Les écoles primaires en Angoumois avant 1789 par Albert de Massougnes - Angoulême imp. J.-B. Baillarger Sans date (vers 1880)

Notes de lecture Dominique GRANDJAUD


Catégorie : La commune - Histoire
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